AIFIEConcernant le développement et la participation des nations et des réseaux à la dynamique de mondialisation, il convient d’ouvrir de nouvelles pistes, d’innover vers les chemins d’une nouvelle croissance. Plusieurs expériences en la matière existent. Elles mettent en œuvre  l’intelligence économique comme vecteur de la coopération internationale et du codéveloppement.

Ces expériences  conduites  dans le domaine des affaires comme dans le champ  social et culturel utilisent comme « levier d’efficacité »  la connaissance des valeurs, des représentations culturelles, des modes d’action et des schémas mentaux de chacun des partenaires, cela pour aboutir à une meilleure compréhension des problématiques de marchés, de développement des affaires, mais aussi  de coopération culturelle.

Les fondateurs de ce projet  partagent la conviction que la francophonie par la diversité de ses cultures et la richesse de ses réseaux constitue une source d’intelligence collective et de développement importante qu’il convient de mieux cerner pour mieux l’utiliser. Face à ce constat l’intelligence économique apporte un mode du connaître particulier, un mode de pensée et d’action agile permettant d’articuler intelligence concurrentielle et intelligence sociale : où la dimension culturelle, le savoir et la connaissance deviennent les moteurs d’une autre «performance» par rapport aux circuits de l’efficacité essentiellement marchande. Elle aboutit à une meilleure compréhension des problématiques de marchés, de développement des affaires, de l’innovation et de coopération culturelle par la connaissance des valeurs, des représentations et des schémas mentaux de chacun des partenaires.

L’intelligence économique, parce qu’elle apporte un mode du connaître particulier, entre intelligence concurrentielle et intelligence sociale,  devient une méthodologie utile au développement, notamment de nouveaux courants d’affaires en même temps qu’elle peut être,  par la formation, l’échange des pratiques, et l’influence concertée, l’un des fondements d’une coopération durable. Où le vecteur culturel, le savoir et  la connaissance deviennent un moteur de « performance » par rapport aux circuits de l’efficacité essentiellement marchande.

Cette approche est donc loin d’être anecdotique. Aujourd’hui, nous échangeons nos savoir-faire en matière d’intelligence économique et territoriale dans le cadre de coopérations bilatérales ou multilatérales où chaque expérience s’appuie sur les réseaux publics et les circuits de développement économiques, mais aussi sur les réseaux universitaires et de savoir des partenaires.

Les acteurs de la Francophonie sont une communauté d’intérêts. Ils partagent des organisations et des valeurs, une langue, une culture, des diasporas. Aussi peuvent-ils aller vers la construction d’un futur commun en alliant pratiques d’intelligence économique et communautés francophones comme autant de capacité d’intelligence du monde.

Pour atteindre ce but, il est important que les différents acteurs de l’intelligence économique dans la sphère Francophone, universitaires, élus politiques, responsables économiques, experts, représentants des corps intermédiaires, chefs d’entreprises publiques et privées, praticiens  s’associent et dialoguent.

C’est dans cette perspective que les fondateurs[1] représentant chaque continent de la francophonie ont décidé en  2008 de créer  l’AIFIE avec le soutien effectif du secrétaire général de l’OIF, M. Abdou DIOUF,  du Recteur CERQUIGLINI de l’Agence universitaire de la Francophonie,  le Président Stève GENTILI du Forum Francophone des Affaires et le vice-président Michel DIEUDONNE de l’Assemblée des chambres française de commerce et d’industrie.

L’Association a une quadruple finalité exprimée à l’occasion du colloque fondateur du 24 janvier 2008 en visio-conférence avec 9 pays dans le monde « L’intelligence économique en Francophonie. Vecteur de développement et de coopération internationale:

  • promouvoir le concept et les pratiques de l’Intelligence Économique Francophone, notamment par la recherche, la formation et la prospective.
  • Animer le réseau des experts et de praticiens pour mieux coopérer en matière d’intelligence économique dans les champs économiques, culturel, universitaires.
  • Échanger, détecter les meilleures pratiques, stimuler l’innovation par la recherche de nouvelles efficacités économiques et culturelles.
  • Développer les capacités d’influence collectives et de chaque partenaire

Elle est depuis active sur les cinq continents. Nous co-organisons avec Driss GUERRAOUI, président de l’Association d’Etudes et de Recherches pour le Développement, le professeur Xavier Richet et l’appui des autorités marocaines,  depuis 2010 tous les deux la rencontre Internationale de Dakhla au Maroc sur les questions de la mondialisation, de l’émergence, de la culture et des territoires. L’association est membre fondateur de l’Université ouverte de Dakhla depuis 2013. En  2011, elle organisait à l’UNESCO un colloque innovant sur l’intelligence culturelle.  Elle a participé aux côtés de Sopel international en 2015 au Forum Intelligence économique et développement à Dakar.

Philippe CLERC, président

Site : http://fr.calameo.com/accounts/4631240

[1] Driss GUERRAOUI, Vice-président et Amath SOUMARE sont présents aux Premières Assises de l’IE en Afrique.